Les cryptomonnaies ne sont pas massivement utilisées par les criminels.

Les cryptomonnaies ne sont pas l’apanage des criminels et des pirates. Une nouvelle étude démontre que les activités criminelles ne représentent qu’une infime partie des transactions.

D’après une étude de CipherTrace, une entreprise spécialisée dans l’analyse des blockchains détenue par Mastercard, la part des transactions en cryptomonnaies liée à des activités criminelles continue de s’effondrer. En 2021, les activités illicites ne représentaient qu’entre 0,10 % et 0,15 % de l’intégralité des transactions enregistrées sur les réseaux.

Wakatt Communication

En 2020, les activités criminelles, comme le blanchiment d’argent ou le trafic de drogue, représentaient encore entre 0,62 % et 0,65 % de l’activité globale du secteur. Malgré l’explosion du marché, et l’adoption progressive des crypto-actifs, la part des transactions réalisées par des criminels se réduit d’année en année.Cryptomonnaie : les détenteurs de Bitcoin bientôt considérés comme des criminels en Inde

D’après une étude de CipherTrace, une entreprise spécialisée dans l’analyse des blockchains détenue par Mastercard, la part des transactions en cryptomonnaies liée à des activités criminelles continue de s’effondrer. En 2021, les activités illicites ne représentaient qu’entre 0,10 % et 0,15 % de l’intégralité des transactions enregistrées sur les réseaux.

En 2020, les activités criminelles, comme le blanchiment d’argent ou le trafic de drogue, représentaient encore entre 0,62 % et 0,65 % de l’activité globale du secteur. Malgré l’explosion du marché, et l’adoption progressive des crypto-actifs, la part des transactions réalisées par des criminels se réduit d’année en année.

Hausse des montants liés aux activités criminelles

Plusieurs études abondent dans le même sens. Chainalysis, une autre firme spécialisée dans l’analyse de la chaîne de blocs, estime que les activités contrevenant à la loi représentaient à peine 0,15 % du montant total des transactions en 2021, contre 0,34% en 2020 et 2,1% en 2019.

En parallèle de la baisse des volumes, les sommes récoltées par des pirates ont atteint un nouveau record l’an dernier. D’après Chainalysis, les hackers ont dégagé 14 milliards de dollars en cryptomonnaies en 2021, en hausse de 79% par rapport à 2020. Les montants volés ont tout simplement augmenté en même temps que le marché s’est développé. « Compte tenu de l’adoption, il n’est pas surprenant que de plus en plus de cybercriminels utilisent la cryptomonnaie », explique Chainalysis.

Pour mémoire, le marché des crypto-actifs est passé au-delà des 3 000 milliards de dollars de capitalisation en novembre 2021. Depuis, le secteur des cryptomonnaies s’est fortement contracté. La chute de l’UST, la baisse de l’intérêt pour les NFT et la baisse du cours du Bitcoin ont réduit la valorisation du marché. Ces derniers jours, la capitalisation boursière s’est écroulée sous les 1 000 milliards de dollars, imitant les marchés traditionnels.

Les NFT dans le viseur des pirates

En miroir de Chainalysis, CipherTrace pointe du doigt l’essor de la finance décentralisée (DeFi) et des NFT pour expliquer l’explosion des montants volés. Au cours des derniers mois, de nombreux protocoles de la DeFi, ces applications financières théoriquement dépourvues de tiers de confiance, ont été piratés. Citons notamment le hack de Poly Network, de BadgerDAO, de Crypto.com ou du Ronin Network. 3,2 milliards de dollars de cryptomonnaies ont été volées en 2021, contre 162 millions de dollars en 2020, note Chainalysis.

Plusieurs collections de NFT ont également été visées par des hackers. En piratant le compte Discord du Bored Ape Yacht Club (BAYC), une collection très populaire, des attaquants sont récemment parvenus à subtiliser 32 oeuvres numériques d’une valeur dépassant les 200 000 dollars. Quelques semaines plus tôt, 91 tokens non fongibles de la collection étaient dérobés. Les criminels ont piraté le compte Instagram du projet pour arriver à leurs fins.

Prudent, CipherTrace tempère les résultats de son étude. « Toutes les activités illicites ne sont pas connues, que ce soit dans les canaux financiers traditionnels ou dans la cryptomonnaie », déclare la firme, précisant que la situation est la même dans la finance traditionnelle.

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