Les célébrités les plus dangereuses à rechercher en ligne

Chaque année, McAfee publie un classement des célébrités présentées comme les plus dangereuses à rechercher en ligne.

Cette dangerosité est en rapport avec des cybercriminels qui exploitent la notoriété d’une personnalité et son actualité pour exposer par exemple les internautes à des sites piégés et malwares. La propension à rechercher des contenus piratés est largement prise en compte.

Pour établir son classement, McAfee utilise la console Google API afin de rechercher des combinaisons populaires associant le nom d’une célébrité à torrent, free torrent, fix gamble, free mp3, nus, téléchargement piraté, sledging et streaming. Ce sont en tout cas les termes qui ont été retenus pour cette année.

Un degré de dangerosité pour les noms de domaine et URL est attribué par la technologie McAfee WebAdvisor. La célébrité française considérée comme la plus dangereuse à rechercher en ligne est Jamel Debbouze. Le podium est complété par la chanteuse Angèle (qui est en fait de nationalité belge) et l’humoriste Rémi Gaillard.

À titre indicatif, le podium de l’année dernière était constitué de Shy’m, Vanessa Paradis et Adèle Exarchopoulous.

GNT

État des lieux du digital dans le monde au dernier trimestre 2018

Hootsuite et We Are Social viennent de dévoiler leur dernier état des lieux du digital dans le monde au dernier trimestre 2018.

On y constate que les chiffres continuent d’augmenter d’une année sur l’autre qu’il s’agisse des utilisateurs d’Internet, des membres actifs sur les réseaux sociaux ou des possesseurs de téléphones mobiles. 

Sur les 7,6 milliards de personnes dans le monde, 4,2 milliards utilisent Internet

L’usage d’Internet à travers le monde continue son expansion. Depuis septembre 2017, 284 millions de personnes se sont connectées pour la première fois au réseau, dont 68 millions entre les mois de juin et septembre.

Une augmentation de 7% d’une année sur l’autre, qui porte le nombre total d’utilisateurs d’Internet à 4,2 milliards sur les 7,6 milliards de personnes que comptabilise la population mondiale.

Les réseaux sociaux ne sont pas en reste, avec là aussi une augmentation considérable de leur nombre d’utilisateurs : 320 millions de nouveaux arrivants entre septembre 2017 et octobre 2018 pour 3,4 milliards d’utilisateurs au total (+ 10% d’une année sur l’autre).

Côté mobile, on dénombre seulement une hausse de 1% des possesseurs de cellulaires (+36 millions entre septembre 2017 et octobre 2018), ce qui porte le total à 5,1 milliards de personnes.

La palme de la plus grosse progression est attribuée aux utilisateurs de réseaux sociaux sur mobile (3,2 milliards sur les 5,1 qui en possèdent un), leur nombre a en effet augmenté de 13% entre septembre 2017 et octobre 2018 soit +361 millions de personnes d’une année sur l’autre.

Le mobile, toujours en tête des sources de trafic sur Internet

Le mobile reste en tête des sources de trafic sur le net, représentant plus de la moitié des connections. On constate cependant une augmentation de 2% du trafic via un ordinateur entre 2017 et 2018, chiffre probablement en corrélation avec la baisse de l’utilisation d’autres devices pour se connecter comme les tablettes ou les consoles de jeu (respectivement -5% et -71% entre septembre 2017 et octobre 2018).

Chiffres clé d’Internet en 2018

Statistiques d’usage d’Internet

  • 4,12 milliards d’internautes, soit 54% de la population mondiale (+8% entre juillet 2017 et juillet 2018).
  • 3,36 milliards d’inscrits sur les réseaux sociaux, soit 44% de la population mondiale (+11% entre juillet 2017 et juillet 2018).
  • Taux de pénétration d’Internet dans le Monde :
    • 73% en Amérique (+3% entre janvier 2017 et janvier 2018)
    • 80% en Europe (+6% entre janvier 2017 et janvier 2018)
    • 34% en Afrique (+20% entre janvier 2017 et janvier 2018)
    • 48% en Asie du Sud (+5% entre janvier 2017 et 2018)

Navigateurs, OS et moteurs de recherche

Navigateurs les plus utilisés dans le monde (juillet 2018)

  • Chrome (59,69%)
  • Safari (13,85%)
  • UC Browser (7,03%)
  • Firefox (5,02%)
  • Opera (3,35%)
  • IE (3,01%)

Moteurs de recherche les plus utilisés dans le monde (juillet 2018)

  • Google (90,46%)
  • Bing (3,13%)
  • Yahoo (2,21%)
  • Baidu (1,94%)
  • Yandex RU (0,61%)
  • Shenma (0,39%)

ystèmes d’exploitation les plus utilisés dans le monde (juillet 2018)

  • Android (42,26%)
  • Windows (35,93%)
  • iOS (12,82%)
  • OS X (5,39%)
  • Unknown (1,94%)
  • Linux (0,77%)

Top 10 des sites les plus visités dans le monde

  1. Google.com
  2. YouTube
  3. Facebook
  4. Baidu
  5. Wikipédia
  6. Yahoo
  7. QQ
  8. Taobao
  9. Amazon
  10. Twitter

Source : Alexa (juillet 2018)

Top 10 des sites les plus visités en France

Les chiffres de ce classement concernent les visiteurs uniques.

  1. Google.fr
  2. Youtube
  3. Google.com
  4. Facebook
  5. Amazon.fr
  6. Wikipedia
  7. LeBoncoin
  8. Live
  9. Yahoo
  10. Orange

Source : Alexa (janvier 2018)

Top 10 des applications les plus utilisées en France en 2017

  1. Facebook
  2. Facebook Messenger
  3. WhatsApp
  4. Snapchat
  5. Instagram
  6. Waze
  7. Shazam
  8. Twitter
  9. Skype
  10. LeBoncoin

Source : App Annie (janvier 2018)

Top 10 des applications les plus téléchargées en France en 2017

  1. Facebook Messenger
  2. Snapchat
  3. WhatsApp
  4. Bitmoji
  5. Instagram
  6. Facebook
  7. Wish
  8. Waze
  9. Spotify
  10. Netflix

Source : App Annie (janvier 2018)

Droit d’auteur : une décision de justice scandalise les photographes aux États-Unis

Aux États-Unis, la justice a finalement donné raison à une entreprise qui utilisait la photo d’un photographe sans son autorisation. Une décision qui scandalise la profession, qui craint que d’autres jugements soient rendus dans ce sens.

Cette décision a été rendue le 11 juin 2018 par le tribunal fédéral de Virginie aux USA. Un photographe, Russel Brammer, avait attaqué le Northern Virgin Film Festival pour violation des droits d’auteur, car l’une de ses photographies avait été utilisée sans son autorisation. La photo avait également été retouchée (rognée) et l’information sur le copyright avait été supprimée. Violent Hues Production, la société qui organise le festival, s’était défendue en indiquant que l’usage de cette photo respectait le fair use.

Aux États-Unis, pour que l’usage d’une photo soit considéré comme loyal (fair use), quatre éléments sont étudiés :

  • L’objectif de l’utilisation et la transformation de la photo
  • La nature de l’œuvre protégée
  • La part de l’œuvre utilisé
  • L’effet de cet usage sur les revenus de l’auteur

Dans ce cas précis, le tribunal fédéral a estimé que la photographie remplissait les critères du fair use. Elle était utilisée sur un site commercial, mais l’objectif de l’usage était non-commercial : la photo permettait d’informer le public sur le lieu du festival, elle ne faisait pas directement de publicité pour un produit et ne permettait pas, d’augmenter les revenus du festival. Les organisateurs n’ont utilisé qu’une partie de la photo, environ la moitié (elle a été croppée). Cette transformation du contenu original a également fait pencher la balance dans le sens du festival, car cette portion de la photographie suffisait à informer les internautes.

Deuxième point, les juges ont estimé que la photographie était factuelle et non créative. Il s’agissait d’une pose longue représentant une ville de nuit. La créativité du photographe a été reconnue (choix de la durée d’exposition, ouverture du diaphragme…) mais le fait qu’il s’agisse d’un lieu public (une rue) a suffit à trancher dans le sens du festival, car la photo n’était pas utilisée pour son côté créatif mais pour l’information qu’elle permettait d’apporter.

Le tribunal a également estimé que les organisateurs étaient de bonne foi : ils ont récupéré la photo sur Internet, sur un site qui n’indiquait pas que la photographe était protégée, ils ont donc pensé qu’ils pouvaient utiliser la photographie librement. Un jugement renforcé par le fait que les organisateurs aient accepté de retirer la photo lorsqu’ils ont appris qu’elle était protégée.

Enfin, le tribunal n’a pas été en mesure de prouver que le photographe avait obtenu des revenus moins importants du fait de l’usage de sa photographie sur le site du festival. La quatre critères du fair use était donc réunis pour rendre une décision favorable aux organisateurs. Ce verdict ne ravit évidemment pas les photographes, qui peuvent craindre un usage plus dérégulé de leurs photos sur Internet…