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Piratage WhatsApp : la BCLCC alerte

La Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) a tiré la sonnette d’alarme mercredi face à une recrudescence du piratage de comptes WhatsApp au Burkina Faso. Des cybercriminels usurpent l’identité de personnalités religieuses ou exploitent des comptes Facebook piratés pour escroquer les victimes. Voici ce qu’il faut savoir sur ce piratage WhatsApp.

Un mode opératoire bien rôdé

Les escrocs contactent leurs cibles en se faisant passer pour des leaders religieux. Ils leur proposent d’intégrer des groupes WhatsApp dédiés à la prière ou à des activités spirituelles. Sous ce prétexte, ils demandent aux victimes de leur communiquer leur numéro de téléphone. Une fois ce numéro obtenu, les cybercriminels tentent de créer un nouveau compte WhatsApp à leur nom.

L’application envoie alors un code de confirmation à la victime. Les escrocs, se faisant toujours passer pour des figures religieuses, réclament ce code sous prétexte de finaliser l’intégration au groupe. Dès que la victime le leur transmet, ils prennent le contrôle total de son compte WhatsApp. Ils l’utilisent ensuite pour solliciter de l’argent auprès de ses contacts, en invoquant de fausses urgences sanitaires ou humanitaires.

Piratage WhatsApp : comment se protéger ?

Pour éviter de tomber dans le piège, la BCLCC recommande de ne jamais communiquer le code de vérification WhatsApp à une tierce personne, même si celle-ci prétend être une autorité religieuse ou un proche. « Ce code est strictement personnel et ne doit jamais être partagé », insiste la Brigade.

Elle conseille également d’activer l’authentification à deux facteurs sur WhatsApp. Cette fonctionnalité ajoute une couche de sécurité supplémentaire en exigeant un mot de passe ou un code PIN pour toute tentative de connexion sur un nouvel appareil.

Que faire en cas de victime ?

La BCLCC invite toute personne victime ou témoin d’une tentative de piratage à signaler immédiatement l’incident via la plateforme officielle Alerte-BCLCC. « Plus les signalements sont rapides, plus nous pouvons agir efficacement pour bloquer les comptes frauduleux », souligne un responsable.

Cette alerte intervient dans un contexte où les cyberescroqueries se multiplient, exploitant souvent la confiance des citoyens en des figures religieuses ou communautaires. « La vigilance de chacun est notre meilleure arme contre ces pratiques », rappelle la BCLCC.

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