WhatsApp ferme un groupe créé par les talibans

Facebook a fermé une ligne d’assistance mise en place sur WhatsApp par les talibans pour répondre aux plaintes éventuelles des Afghans, d’après un article du « Financial Times » publié mardi 17 août.

« Nous sommes obligés de nous plier aux lois américaines sur les sanctions. Cela inclut l’interdiction de comptes qui se présentent comme des comptes officiels des talibans », a indiqué à l’AFP un porte-parole de WhatsApp.

Les talibans ont pris le pouvoir à Kaboul dimanche 15 août. Ils avaient annoncé la semaine dernière avoir mis en place un numéro spécial pour que la population puisse s’adresser à eux.

« Nous demandons plus d’informations aux autorités américaines compétentes étant donné l’évolution de la situation en Afghanistan », a ajouté la messagerie, se refusant à donner plus de détails. De leur côté, les talibans ont critiqué Facebook au sujet de la liberté d’expression, lors de leur première conférence de presse, diffusée en ligne mardi 17 août.

Interrogé sur le respect de ce droit humain, le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid a répondu que « la question devrait être posée à ceux qui assurent être les garants de la liberté d’expression mais qui n’autorisent pas la publication de toutes les informations. L’entreprise Facebook, c’est à eux qu’il faut poser la question ».

Les décisions des grandes plateformes en termes de modération des contenus mis en ligne par les talibans vont être suivies de près, alors que le groupe islamiste a annoncé qu’il allait former un gouvernement.

Twitter et YouTube ont des règlements similaires, même si Twitter ne bannit pas a priori les talibans, sauf en cas de contenus violant ses règles sur la violence ou de manipulation de contenus. Zabihullah Mujahid s’est servi de Twitter dimanche pour annoncer que les talibans étaient « entrés dans la ville de Kaboul pour y assurer la sécurité ».

« Les talibans sont considérés comme une organisation terroriste par la loi américaine et nous les avons bannis de tous nos services selon notre règlement sur les organisations dangereuses », avait rappelé à l’AFP un porte-parole du géant des réseaux sociaux mardi au matin.

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