Les applications TikTok et WeChat seront interdites dès ce dimanche aux Etats-Unis

Game over pour TikTok et WeChat. Les deux applications seront bannies du sol américain dès ce dimanche, d’après une dépêche officielle de l’Agence France Presse.

L’administration Trump aura bel et bien réussi à les interdire et a fait connaître sa décision par la voix du Département américain du Commerce.

Hier encore et ce à trois jours de l’échéance qui devait sceller le sort des applis aux Etats-Unis, les négociateurs s’efforçaient toujours de trouver une nouvelle structure de propriété pour la populaire application chinoise de vidéos qui soit acceptable tant pour Pékin que pour Washington. « Nous allons prendre une décision bientôt », a promis jeudi soir Donald Trump. Dont acte.

Selon le Financial Times, les applis devront aussi quitter les stores d’applications américains sur lesquelles elles sont en téléchargement. Cette décision ne devrait toutefois pas impacter les autres pays. Du moins, pour le moment.

Sources : AFP et Financial Times 

Les données de 235 millions de profils Instagram, YouTube et TikTok exposées sur la toile

Le chercheur en cybersécurité Bob Diachenko de chez Comparitech a révélé la présence d’une base de données comprenant des informations sur plus de 235 millions de profils YouTube, Instagram et TikTok en accès libre sur la toile.

Le manque de protection de cette base de données pose évidemment question.

En plus des pseudos, noms et prénoms, la base de données regroupait des données plus personnelles telles que des numéros de téléphone, des coordonnées de localisation, des statistiques sur les abonnées et des images.

Cette base de données est le résultat du travail de la société Social Data, spécialisée dans la vente de données à des entreprises de marketing, même si des preuves suggèrent qu’elle aurait été constituée par Deep Social, une autre compagnie du même type aujourd’hui disparue.

 Selon les recherches de Bob Diachenko, il existait trois versions de cette base de données exposées sur la toile.

Prévenue du problème, Social Data a reconnu la faille et a procédé à la suppression de la base de données.

Bien que les informations renfermées dans la base de données sont accessibles sur les profils des personnes, les rassembler dans une seule et même liste facilite le travail aux pirates informatiques et à leurs campagnes de phishing.

Difficile de savoir combien de temps cette base de données est restée en ligne. Si les informations regroupées dans cette base sont bel et bien disponibles publiquement en ligne, les rassembler de la sorte sans aucune protection facilite les attaques de phishing et autres tentatives de piratage.

Les hackers sont particulièrement friands de ce genre de bases de données.

TikTok a pisté illégalement des utilisateurs Android

Cela fait maintenant des semaines que l’application de divertissement TikTok est sous les feux des projecteurs.

Au-delà de sa popularité croissante – l’app a dépassé les 2 milliards de téléchargements -, TikTok est accusé par Donald Trump d’être un outil d’espionnage à la solde du gouvernement chinois.

Le Wall Street Journal vient en effet de révéler que l’application procédait au suivi des utilisateurs Android sans leur consentement et sans la possibilité d’y remédier jusqu’à encore très récemment.

Selon l’enquête du média américain, TikTok s’est prêté à cette pratique jusqu’en novembre dernier.

La méthode utilisée par TikTok pour suivre ses utilisateurs consistait à lire l’adresse MAC (Media Access Control) des appareils sur lesquels l’application était installée.

Cette adresse composée d’une suite de chiffres et de lettres est propre à chaque appareil.

Elle permet donc d’identifier facilement un appareil, du pain béni pour le suivi publicitaire.

D’autant plus qu’un utilisateur lambda ne pourra pas vérifier facilement si son adresse MAC est pistée et encore moins la modifier.

Des révélations qui tombent mal pour l’application qui assure être irréprochable, malgré les accusations d’espionnage provenant des États-Unis.

Un porte-parole de TikTok a d’ailleurs répondu aux accusations du Wall Street Journal en défendant « l’engagement [de l’entreprise] à protéger la vie privée et la sécurité de la communauté TikTok », avant de préciser que la version actuelle de l’application ne collectait pas l’adresse MAC des utilisateurs.

Réseaux sociaux: L’Inde interdit TikTok

Il est ainsi banni depuis le 30 juin en Inde, où il avait été placé en tête de la liste de 59 applications chinoises bloquées par New Delhi sur son territoire pour « assurer la sécurité et la souveraineté du cyberespace indien ».

La plateforme TikTok, qui figure parmi les 59 applications chinoises interdites par New Delhi au nom de la sécurité nationale indienne, s’est défendue d’avoir communiqué des données d’utilisateurs indiens au gouvernement chinois.

« TikTok continue de respecter la sécurité et le caractère privé des données aux termes du droit indien et n’a partagé aucune information sur nos utilisateurs en Inde avec des gouvernements étrangers, y compris le gouvernement chinois », a déclaré la branche indienne de la société, propriété du groupe chinois ByteDance, dans un communiqué.

Le Pakistan, pays musulman très conservateur, a lancé récemment « un ultime avertissement » à l’application de partage de vidéos TikTok afin qu’elle supprime de sa plateforme des contenus jugés « immoraux, obscènes et vulgaires ».

TikTok: Donald Trump annonce qu’il va l’interdire aux Etats-Unis

Donald Trump a fait savoir vendredi qu’il allait interdire TikTok aux Etats-Unis. Le locataire de la Maison Blanche soupçonne le réseau social de pouvoir être utilisé par le renseignement chinois.

« En ce qui concerne TikTok, nous l’interdisons aux Etats-Unis », a déclaré M. Trump à des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One.

TikTok appartient au groupe chinois ByteDance. L’application compte près d’un milliard d’utilisateurs dans le monde et est très populaire auprès d’un public jeune.

TikTok faisait l’objet d’une enquête du CFIUS, l’agence américaine chargée de s’assurer que les investissements étrangers ne présentent pas de risque pour la sécurité nationale.

Il y a quelques jours, TikTok s’était engagé à avoir un haut niveau de transparence et notamment à permettre des contrôles de ses algorithmes, pour rassurer les utilisateurs et les régulateurs.

TikTok va payer certains créateurs de contenus

Avec plus de 2 milliards de téléchargements, TikTok est le réseau social le plus populaire du moment.

Le réseau social chinois a annoncé qu’un budget de 200 millions de dollars allait être débloqué pour financer ses créateurs de contenus. Une manière de les motiver à rester sur sa plateforme, évidemment.

Le fonds de 200 millions de dollars est destiné à soutenir les « tiktokeurs » populaires qui cherchent à gagner leur vie en créant des contenus sur la plateforme, a expliqué un porte-parole de l’application à The Verge.

Le TikTok Creator Fund est le premier effort majeur de la société pour payer ses créateurs de contenu.

Dans les faits, les créateurs recevront un « salaire » régulier au cours de l’année, sans plus de précision sur la fréquence.

TikTok n’a pas non plus précisé quel montant recevraient les créateurs. On peut imaginer que leur salaire dépendra de leur nombre d’abonnés ou de vues sur leur vidéo, mais rien n’est sûr. À noter que seuls les tiktokeurs de plus de 18 ans pourront bénéficier de ce programme et qu’un nombre minimal d’abonnés est requis. Un nombre qui n’a pas non plus été précisé par la société.

Dans un premier temps, seuls les tiktokeurs américains pourront demander à profiter de ce TikTok Creator Fund dès le mois d’août.

Égypte: 5 jeunes femmes condamnées pour avoir publié des vidéos “indécentes” sur TikTok

Un tribunal égyptien a condamné cinq jeunes femmes à deux ans de prison pour avoir publié des vidéos de danse “indécentes” sur TikTok.

Le communiqué de l’accusation cite deux des accusées, l’étudiante de 20 ans Haneen Hossam et Mawada Eladhm, 22 ans, et explique que les trois autres avaient aidé à gérer leurs comptes sur les réseaux sociaux.

Les jeunes femmes ont également été condamnées à une amende de 300 000 livres égyptiennes ( environ 16 000 euros ) chacune pour «violation des valeurs et principes de la famille égyptienne», incitation à la débauche et promotion de la traite des êtres humains, selon un communiqué du parquet.

Haneen Hossam et Mawada Eladhm sont devenues célèbres grâce à TikTok, rassemblant des millions d’abonnés  pour leurs extraits vidéo qui incluent le partage d’images d’elles-mêmes se maquillant, posant dans des voitures, dansant dans les cuisines et faisant des sketchs amusants.

Cependant, leur célébrité sur les réseaux sociaux a provoqué leur perte dans le pays, où les citoyens peuvent se retrouver en prison pour de vagues crimes tels que «abuser des réseaux sociaux», «diffuser de fausses nouvelles» ou «inciter à la débauche et à l’immoralité».

Leurs avocats ont juré de faire appel de la décision.

Une pétition en ligne largement diffusée a décrit les arrestations comme une «répression systématique visant les femmes à faible revenu», à la suite de l’arrestation, 10 utilisatrices de TikTok ont ​​été arrêtées ou poursuivies par les autorités ces derniers mois.

Réseaux sociaux: TikTok a été banni en Inde

Le gouvernement indien a annoncé l’interdiction du réseau social TikTok sur son territoire. D’après lui, elle déroberait et transmettrait en douce les données des internautes indiens.

En réalité, la décision fait suite aux affrontements militaires entre l’Inde et la Chine. TikTok n’est pas la seule application à avoir été supprimée du territoire.

Au total, pas moins de 59 applications chinoises ne sont plus disponibles à l’instar de Clash of Kings, Weibo ou encore Baidu Maps.