Cyberescroquerie: une nouvelle forme d’escroquerie fait rage sur les réseaux sociaux

Depuis un certain temps, les services en charge de la lutte contre la cybercriminalité de la Police Nationale, notamment la Division Technique Anti-Cybercriminalité enregistre de plus en plus de plaintes liées à une nouvelle forme d’escroquerie en ligne appelée cyber escroquerie.

MODE OPERATOIRE :

Le cyber escroc crée préalablement un faux compte sur Facebook au nom d’une personnalité de renom (Ministre, Député, Directeur Général, Autorité coutumière ou religieuse, etc.). Ensuite, ce faux compte vous invite ou bien vous l’invitez à devenir « amis » puis s’engage une conversation. Au cours des échanges, cette personnalité demande votre occupation, vos attentes ou votre centre d’intérêt. En fonction de votre réponse, elle vous propose généralement un emploi, une bourse ou autre faveur. Les cas les plus courant sont les propositions de recrutement par le PNUD, l’OCDE, l’UNICEF, le HCR, les Nations Unies ou une ONG.

Un faux lien Internet (site internet, adresse Mail) vous sera transmis où vous trouverez les formalités du recrutement (diplômes, engagements, caution ou non, etc.). Si vous postulez, le cybercriminel vous informera que vous êtes parmi les personnes retenues et par la suite vous demande de payer les frais de dossier, de visite médicale, d’assurance etc. Selon votre engagement, il vous fera payer d’autres frais tels que celui des billets d’avion, d’hébergement ou d’installation avec la promesse que vous serez remboursé dès votre prise de service à l’arrivée.

Après plusieurs transferts d’argent, certaines victimes soupçonnent la manœuvre et abandonnent. Malheureusement, d’autres y croient fermement jusqu’au jour où tous les contacts se rompent.

PRECAUTION A PRENDRE :

➢ Se méfier des pages et profils Facebook de personnalités qui ne sont pas certifiés (Facebook signale les profils ou les pages certifiés par un badge bleu) ;
➢ Ne pas postuler à des emplois sur les réseaux sociaux ou sur des sites internet douteux ;
➢ Ne pas envoyer d’argent pour des formalités de candidature ;
➢ Signaler tout cas suspect aux forces de sécurité en appelant les numéros verts que sont : 16, 17, 1010.

Nigeria: Cybercriminalités, vol de plus de 3 milliards de dollars dans le monde

Kaspersky Labs, a accusé des pirates nigérians et des cybercriminels d’avoir mis sur pied un réseau d’information dans le but de soutirer frauduleusement de l’argent aux gens.

Pour réussir leurs arnaques, les pirates et les cybercriminels envoient des courriels par phishing (une technique utilisée par des fraudeurs pour obtenir des renseignements personnels dans le but de perpétrer une usurpation d’identité) aux organisations commerciales et aux entreprises industrielles dans le but de les escroquer plus tard.

Par rapport à cette révélation, le FBI a estimé que les attaques de phishing ont coûté aux entreprises dans le monde plus de 3 milliards de dollars. Le nombre de sociétés victime de ces arnaques est au-delà de 22.143.

Les cibles des pirates et arnaqueurs sont principalement des entreprises industrielles et des firmes de transport et de logistique basées en Allemagne, aux EAU, en Russie et en Inde.

Les faux mails reçus par les victimes comportent des pièces jointes PDF avec des noms tels que « Energy & Industrial Solutions W.L.L_pdf », « Woodeck Specifications best Prices Quote.uue » et « Saudi Aramco Quotation Request for October 2016 ».

Kaspersky a découvert que les dossiers envoyés sont des fichiers malveillants destinés à voler des données confidentielles et à installer des outils d’administration à distance sur les systèmes infectés.

Si pour l’heure aucune solution durable n’est proposée pour contrer ces arnaqueurs qui passent souvent la majeur partie de leur temps devant des ordinateurs ou smartphone en mains, il est seulement fait état de ce que c’est des professionnels qui s’adaptent aux systèmes de sécurité mis en place en ligne.




Cyberdélinquance: Le soi disant « ANDREHI JOHNSON GOMEZ » mis aux arrets

La déception amoureuse de Dame K l’a poussé à trouver du refuge sur les réseaux sociaux, où elle est à la recherche du véritablement amour. C’est ainsi qu’elle fait la connaissance de « ANDREHI JOHNSON GOMEZ », un européen de nationalité italienne résidant en France. De cette amitié naît une relation de confiance qui aboutit à une idylle virtuelle.

C’est à cet effet que ANDREHI a demandé des photos et vidéos à caractère sexuel à sa dulcinée, qui s’excute. Par la suite, il coupe tout contact avec son amoureuse virtuelle.

Un jour, elle reçoit l’appel téléphonique d’un individu qui lui fait savoir qu’il détient des photos d’elle dénudée (victime). Cet individu nommé KEHI ÉLYSÉ JOEL exige à Dame K le versement d’une somme d’argent ou des rapports sexuels, pour la non-diffusion de ses preuves compromettantes sur tous les réseaux sociaux.

Le refus de celle-ci débouche sur un harcèlement systématique sur internet et par téléphone. Dame K finit par céder au chantage et accepte d’avoir des rapports faute de moyen financier pour effectuer le paiement.

Le jour du rendez-vous chez le bourreau (le suspect), Dame K profite de l’absence de celui-ci sortit faire des courses pour s’enfuir avec son téléphone (celui du suspect) contenant lesdites vidéos.

De retour, le suspect constate l’absence de Dame K et de son téléphone, situation qui l’amène à contacter sa victime. Le suspect lui demande de ne pas se rendre à la police et de lui restituer son téléphone. Elle saisit la PLCC pour même, pour le mettre hors d’état de nuire. Les enquêtes menées permettent de l’arrêter dans la commune de Koumassi.

Conduit dans les locaux de la PLCC, l’exploitation des éléments en sa possession par le LCN met à jour de nombreuses vidéos et photos compromettantes de bon nombre de femmes. L’examen des preuves révèle également que le faux profil « ANDREHI JOHNSON GOMEZ » est celui utilisé par le suspect sur internet.

Interrogé, KEHI ÉLYSÉ JOEL alias « ANDREHI JOHNSON GOMEZ » reconnaît être un cyberdélinquant. Il déclare pratiquer le chantage à la vidéo pour soutirer de l’argent à ses victimes ou avoir des rapports sexuels avec celles-ci.

En somme, le suspect pourrait être poursuivi pour utilisation frauduleuse d’éléments d’identification de personne physique, d’enregistrement illégale de communication privée, de chantage et escroquerie sur internet.




Une caissière suspectée d’avoir payé des mandats à des personnes qui n’étaient pas les destinataires

Une caissière a été interpellée par les agents de la plateforme de la lutte contre la Cybercriminalité (PLCC).

Il s’agit Marcelle Edith Kambiré. Elle est suspectée d’avoir payé des mandats à des personnes qui n’étaient pas les destinataires.

Lors de son interrogatoire dans les locaux de la PLCC, elle a reconnu avoir reçu des codes de transferts par Sms envoyé par une de ses connaissances. Celle-ci a payé les mandats sans respecter les procédures de travail moyennant une commission.

Les montants effectués sont estimés à près de huit de millions de FCFA (8.000.000).

Suspectée d’avoir payé frauduleusement des mandats, Marcelle Edith Kambiré a été mise à la disposition du Parquet d’Abidjan, pour répondre des faits qui lui sont reprochés.

Sextorsions: 3 maitres chanteurs à la vidéo arrêtés




Ils ne pourront plus sévir. Le 14 février 2017, IRIE TRA JUNIOR, OUATTARA ALASANE et SENIN ASSAMOI WILFRIED  ont été déférés devant le Parquet d’Abidjan . En effet, ils seraient à la base d’environ 57 plaintes pour sextorsion (chantage à la vidéo) dont 50 des victimes sont ivoiriennes et 7 étrangères. Ils ont été interpellés par les agents de la PLCC.

Le scénario reste le même. Ces individus travaillant en bande, se faisaient passer pour des jeunes filles de type européen. Ils tissaient ensuite des relations intimesavec leurs « proies » avant de leur demander de se dénuder face à la webcam. S’en suit des menaces et des demandes d’argent, pour ne pas que ces images de nu, capturées à leur insu, se retrouvent sur internet. Un plan d’action bien conçu et finalement corroboré par les investigations menées par le Laboratoire de Criminalistique Numérique (LCN) de la Direction de l’Informatique et des Traces Technologiques (DITT) sur les éléments saisis, qui étaient en leur possession lors de leur interpellation.

De belles jeunes dames comme appât…

Manon Fournier, Oriane Groud, Murielle Dechou, Ingrind Gauthier, Oriane Bouletin, Christine Olsen, Nathalie Foulman, toutes de fausses identités sous lesquelles les 3 individus opéraient, faisant des victimes essentiellement des jeunes filles dont l’âge varie entre 17 et 50 ans.

Et de plus en plus de victimes ivoiriennes

Sur plus les 57 plaintes enregistrées impliquant les fausses identités et les numéros de téléphones utilisés par IRIE TRA JUNIOR, OUATTARA ALASANE et SENINASSAMOI Wilfried, 50 sont d’origine ivoirienne. Cela confirme un constat fait depuis 2015, où la PLCC enregistre globalement plus de 95% de victime vivant en Côte d’Ivoire sur l’ensemble des plaintes enregistrées. Interrogés sur leur pratique, les suspects interpellés ont reconnu avoir créé ces différents profils sur les réseaux sociaux. Ils ont confié qu’il était plus facile de faire des victimes ici en Afrique (Côte d’Ivoire), surtout chez les jeunes filles.

Cybercriminalité: un réseau démantelé au Burkina

Un groupe de cybercriminels composé de quatre personnes dont deux étrangers, qui opérait à partir d’une villa de Ouaga 2000 a été arrêté, a annoncé, lundi 13 février, la gendarmerie à Ouagadougou.

Le gang est composé de quatre individus, deux burkinabè, des étudiants, (3e année de droit et 1ère année de philosophie) et deux autres personnes de nationalité étrangère, (la gendarmerie n’a pas voulu dévoiler leurs pays d’origine)

Le cerveau de ce groupe BOKO Germano de Francisco est de nationalité étrangère.

Le mode operatoire

Les arnaqueurs envoient « une lettre d’appât censée mettre en confiance et convaincre la victime qu’il y a un projet où il peut gagner gros et que les personnes en cause sont des gens d’une certaine importance ». Une fois la confiance installée, les cybercriminels réclament des sommes aux victimes. Ces dernières donnent l’argent sans se méfier et le jour où elles commencent à s’inquiéter, les cybercriminels coupent tout contact : « C’est la méthode du triangle ».

Le major a souligné que les cybercriminels « ont des logiciels capables de faire apparaître sur votre téléphone l’indicatif d’un autre pays faisant croire que l’appel vient d’un pays extérieur alors que le criminel est assis peut-être à 200 mètres de sa victime ».

La deuxième méthode consiste à faire croire à la victime que l’arnaqueur est détenteur d’une fortune sous forme de billets de banque et que ces billets ont des marques et ont besoin d’être lavés pour « passer facilement dans le circuit ». Il utilise une encre pour laver les billets devant la victime, puis lui remet cette somme qu’il dépense. Lorsque la victime se sent en confiance, l’arnaqueur lui propose d’acheter l’encre qui sert à laver les billets qui coûte très cher. Une fois l’argent viré, l’arnaqueur ne donne plus signe de vie. C’est la méthode du Wash.

Selon la gendarmerie nationale, le groupe a été localisé dans une villa sise dans la cité Azimmo du quartier Ouaga 2000, une villa que les présumé « escrocs » payaient à 300 mille FCFA le mois.

La perquisition a permis à la gendarmerie de mettre la main sur 26 téléphones portables et ordinateurs, 43puces de cinq pays de la sous-région et un pays européen, une clé USB, des documents de transfert, des lettres d’appât et d’adresse des victimes enfouis dans un WC.

Les cybercriminels ont pu « escroquer » au moins 25 millions FCFA de leurs victimes.