Paul Kagame réagit aux accusations d’espionnage de WhatsApp

Le président rwandais assure que son gouvernement n’utilise pas le logiciel israélien Pegasus pour mettre sur écoute des ressortissants rwandais vivants à l’étranger.

Récemment, WhatsApp a porté plainte contre la NSO, l’entreprise qui a concu le logiciel,  l’accusant d’avoir infecté les téléphones portables membres de la société civile à travers le monde.

Parmi eux, des Rwandais. Le Financial Times avait ensuite donné la parole à des membres de partis d’opposition rwandais en exil non reconnus par le gouvernement qui accusaient le Rwanda d’utiliser le logiciel contre eux.

Des informations que Paul Kagame a contesté hier lors d’une conférence de presse à Kigali.

« Notre pays, comme tous les pays, fait du renseignement. Nous avons toujours tenté de connaître nos ennemis et de savoir ce qu’ils font, où qu’ils se trouvent, dans le cadre de nos droits, et c’est le droit de tous les pays du monde… A vrai dire, j’aimerais pouvoir avoir accès à cette technologie ! Mais je sais aussi qu’elle coûte très cher et je sais qu’il y a de meilleures façons de dépenser mon argent. Je ne dépenserai pas tant d’argent pour rien, pour des personnes qui n’ont pas d’importance. Non. Je m’inquiète plus au sujet de ces personnes font des incursions dans le pays par Kinigi et tuent des gens. C’est à eux que je m’intéresse. Donc c’est complètement insensé. »

RFI

Quand Whatsapp est utilisé par des gouvernements pour espionner opposants, journalistes et défenseurs des droits de l’Homme

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