Comment faire supprimer une image de soi postée par un ami sur les réseaux sociaux

Se faire prendre en photo sans avoir donné son consentement peut parfois être vécu comme une intrusion dans son intimité. Mais comment réagir lorsque c’est le cas?  

À l’heure de l’hyperconnectivité, on oublie souvent le droit fondamental du respect de la vie privée de chacun, ainsi que celui du droit à l’image. Il s’agit du droit de chacun de disposer pleinement de son image en autorisant ou non autrui à le prendre en photo. Ainsi, si vous vous faites photographier contre votre gré, que ce soit en maillot sur une plage ou dans la rue, vous pouvez vous opposer à la conservation du cliché ou à son utilisation.

Première étape : Demander à la personne de supprimer votre photo

La plupart du temps, le but d’une photo n’est pas de nuire à la personne, bien que cela puisse être le cas, notamment dans le cadre de harcèlement. Si cela vous arrive, demandez simplement à la personne d’effacer votre portrait. Dans la majorité des cas, la personne se montrera compréhensive et la supprimera, en particulier s’il s’agit d’un proche. Si ce n’est pas le cas, il faudra procéder autrement.

Deuxième étape : Demander au site sur laquelle votre photo se trouve

Si la personne a déjà publié votre photo sur les réseaux sociaux, vous pouvez de nouveau demander à l’auteur de la publication de supprimer le cliché. En cas de refus, vous pourrez vous tourner vers la plateforme pour demander à ce que votre photo soit supprimée et ce, sans devoir vous justifier. En effet, la plupart des plateformes permettent de déposer un signalement sur les photos, notamment Facebook, afin de demander qu’une photo de vous soit effacée.

Dans la plupart des cas – et après enquête –, les réseaux sociaux et autres sites internet supprimeront les clichés des personnes qui n’ont pas donné leur autorisation pour être photographiées ou pour se retrouver sur la toile.

Pour Facebook, il faut se rendre sur la photo, cliquer sur les options de celle-ci et sélectionner “Trouver de l’aide ou signaler la photo”. Ensuite, vous devrez choisir le motif pour lequel vous souhaitez signaler la photo; nudité, harcèlement photo intime, etc. En suivant les étapes, vous pourrez demander un examen approfondi de Facebook afin que le réseau social supprime la photo de vous.

Sur Instagram, signaler une photo est également possible. Pour ce faire, sélectionnez les trois petits points à côté de la photo, cliquez sur ” Signaler ” et choisissez le motif qui correspond le mieux à votre situation. Instagram étudiera alors votre plainte.

Pour ce qui est de Twitter, vous pouvez également signaler un contenu en signalant un tweet et en indiquant qu’il contient des propos inappropriés, à savoir une photo de vous (usurpation d’identité ou partage d’information personnelle).

Troisième étape : Faire appel à un intermédiaire

Beaucoup d’internautes sous-estiment le droit à l’image, pourtant c’est un droit fondamental. Une personne qui a été prise en photo sans son consentement peut très bien porter plainte pour atteinte à son droit à l’image. Avant d’en arriver là, il vaut mieux demander à la personne de supprimer la photo afin d’éviter des ennuis à toutes les parties.

Pour porter plainte dans le cas d’atteinte à son droit à l’image, il suffit de contacter la CIL et d’introduire une plainte. L’instance étudiera la demande et jouera dans un premier temps un rôle de médiateur. L’auteur de la photo sera contacté afin de lui demander de supprimer la photo.

Si la situation ne s’arrange pas, le dossier sera alors porté devant la Chambre Contentieuse et des sanctions pourront être appliquées contre la personne qui vous a pris en photo en cas d’infraction avérée.

L’importance de la double autorisation

Pour rappel, avant de prendre quelqu’un en particulier en photo, le photographe en herbe ou professionnel doit avoir reçu l’autorisation de la personne. Si celui-ci souhaite ensuite la partager sur les réseaux sociaux ou son site Internet, il faudra une seconde autorisation spécifique. C’est au photographe de prouver qu’il a reçu l’autorisation de prendre la photo et de la diffuser.

GEEKO

Xiaomi commercialise des WC connectés

L’utilisateur peut notamment contrôler le débit d’eau, mais aussi préchauffer le siège à distance.

Ce n’est pas la première fois que Xiaomi s’intéresse aux petits coins. Auparavant, le constructeur chinois avait déjà mis au point des systèmes pour toilettes, mais ici, c’est différent. Il s’agit de WC intelligents qui s’intègrent au système de maison connectée Xiaomi Mi Home.

Ces toilettes intelligentes peuvent être contrôlées à distance via une application. En fonction des profils de la famille, les utilisateurs peuvent contrôler le débit d’eau. Le WC Smart Toilet Zero dispose d’un système de nettoyage automatique comprenant un système de vapeur. Celui-ci serait plus écologique que les chasses traditionnelles puisqu’il n’utilise « que » 5 litres d’eau.

Cette toilette high-tech propose de nombreuses fonctionnalités plutôt insolites. En plus d’un siège chauffant contrôlable à distance via l’application, elles offrent un système de jets à température variable, ainsi qu’une lunette qui se baisse ou se relève automatiquement.

Malheureusement, ces WC si particuliers ne sont vendus qu’en Chine pour environ 400 euros. Il est tout de même possible de s’en procurer en les commandant en ligne sur certains sites.

geeko

Google propose une série d’applications qui incitent à se détacher de son téléphone

Huawei franchit la barre des 200 millions de smartphones expédiés en un temps record

Huawei est peut-être dans une situation très délicate vis-à-vis des États-Unis, et de Google et Android de fait, mais cela n’empêche pas le constructeur de vendre énormément de smartphones. Preuve en est aujourd’hui avec l’annonce de chiffres record pour cette année.

2019 n’est probablement pas la meilleure année pour Huawei. Le fabricant chinois fait face à une sévère résistance de la part de nombreux gouvernements dans l’adoption de ses équipements et technologies 5G. Il est aussi une victime collatérale de la guerre commerciale qui se joue actuellement entre les États-Unis et la Chine, ce qui a conduit à son interdiction de faire des affaires avec les sociétés américaines. On aurait alors pu penser que les ventes allaient clairement en pâtir…

Huawei a déjà écoulé 200 millions de smartphones cette année
Malgré ces nombreux et importants freins, Huawei semble finalement passer une très bonne année. En effet, l’entreprise a récemment annoncé, d’une part, avoir écoulé 200 millions de smartphones depuis le début de cette année 2019 mais, d’autre part, être parvenue à atteindre ce chiffre 64 jours plus tôt que l’année précédente. Deux mois de moins pour atteindre les 200 millions d’expéditions de téléphones, voilà qui est un chiffre très encourageant. Et qui devrait donner des ailes au géant chinois pour traverser cette grosse zone de turbulences.

Un palier atteint deux mois plus tôt que l’année précédente

Cela étant dit, le virage intéressant aura lieu l’année prochaine. Cette année 2020 sera un véritable tournant pour Huawei. Nous verrons alors à quel point cette position délicate impacte les ventes. Tout démarre avec le Huawei Mate 30. Il s’agit du premier appareil qui ne sera pas livré avec les services Google Pay préinstallés à cause du bannissement actuellement en place. Cela impactera sans le moindre doute les ventes. Les utilisateurs réfléchiront à deux fois avant d’acheter un smartphone Huawei dans la mesure où l’expérience Android ne sera pas au rendez-vous. Huawei a bien lancé l’énorme chantier de bâtir son propre système d’exploitation mais étant donné les positions bien ancrées de iOS et Android, il est difficile d’imaginer comment un troisième OS mobile pourrait faire sa place. L’avenir nous dira de quoi il retourne.

5 astuces pour repérer les deepfakes

Ne croyez pas tout ce que vous voyez. Avec l’avènement des deepfakes, ces vidéos truquées hyper-réalistes, les images nous mentent plus que jamais. Il existe aujourd’hui des astuces pour repérer les hypertrucages : vérifier l’origine des vidéos, analyser les couleurs d’un groupe de pixels, scruter les mouvements des paupières et des coins de la bouche…

1. Faire appel à son bon sens
Un titre accrocheur, une information sensationnelle, une écriture en majuscules, la multiplicité de points d’exclamation, un grand nombre de partages… Ce sont des indices qui doivent attirer votre vigilance. Et si l’information vous semble impressionnante ou difficile à croire, c’est certainement qu’elle est fausse.

2. Identifier la source
Qui publie ? Si le compte Twitter ou le site publie sans cesse les mêmes informations ou vient tout juste d’être créé, méfiez-vous ! Lors d’événements majeurs, consultez en priorité les comptes officiels, comme celui du ministère de l’Intérieur ou des préfectures de police. Ne devenez pas vecteur de fausses nouvelles.

3. Consulter les sites de fact-checking
Souvent accusé de propager des fake news, Facebook collabore désormais avec cinq médias français (Le Monde, Libération, AFP, France 24 et 20 Minutes) pour qu’ils vérifient certaines informations. Leurs décryptages apparaissent ensuite, automatiquement, sur le réseau social, sous les contenus incriminés. Un petit tour sur le site Hoaxbuster.com permet aussi de faire le tri entre info et intox.

4. Vérifier l’authenticité d’une photo
Des photos utilisées hors contexte sont souvent présentes sur Internet. Avant de partager une image, choisissez « copier l’adresse de l’image » (sur Windows, en utilisant le clic droit de votre souris; sur MacOS, en maintenant enfoncée la touche « Ctrl » tout en cliquant sur la souris). Collez cet URL dans l’onglet Google Images ou sur le site TinEye.com. Vous pourrez alors savoir si la photo a déjà été publiée avant, par qui, et même si cela remonte à plusieurs années.

5. Analyser une vidéo
Copiez l’adresse URL de la vidéo dans le YouTube DataViewer de l’organisation non gouvernementale Amnesty International ( citizenevidence.amnestyusa.org ). La vidéo est alors découpée en plusieurs captures d’écran, accompagnées d’un bouton « reverse image search ». En cliquant dessus, vous effectuez une recherche par image. Charge à vous, ensuite, de recouper vos sources.

le parisien

Google publiera désormais les demandes gouvernementales sur la divulgation de ses données clients

Google va désormais publier le nombre de demandes gouvernementales qu’il reçoit sur les données des clients de la Google Cloud Platform et de G Suite. Cette annonce intervient en pleine conclusion d’accords entre les Etats dans le cadre du Cloud Act.

Dans un billet publié sur son blog le 24 octobre 2019, Google a annoncé qu’il allait désormais signaler le nombre de demandes gouvernementales qu’il reçoit sur la divulgation de données clients de la Google Cloud Platform et de G Suite. Ces informations seront insérées dans ses rapports trimestriels. La raison est simple : « nos clients sont propriétaire de leurs données et ont le droit de contrôler leurs accès », affirme la firme de Mountain View.

GOOGLE SE PLACE COMME GARANT DU RESPECT DES LOIS

Le géant du numérique a même conçu une sorte de feuille de route à suivre pour accéder aux données qu’il stocke. Les gouvernements doivent directement s’adresser aux entreprises avant d’interroger Google lui-même. De plus, ils « doivent suivre la procédure légale et fournir aux entreprises des moyens clairs pour contester des demandes de données ». Google affirme également qu’il soutiendra les initiatives visant à moderniser les règles existantes.

Google espère que ces nouvelles règles inspireront les gouvernements et qu’ils publieront à leur tour des rapports « afin de garantir une utilisation responsable des pouvoirs administratifs ». Ces nouveaux engagements coïncident avec la multiplication d’accords pris dans le cadre du Cloud Act. Le 3 octobre 2019, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont signé un texte visant à simplifier les processus de réquisition de données par les autorités répressives. Entre-temps, l’Australie a entamé des pourparlers sur un futur traité avec les Etats-Unis. Sur ce sujet, Google est très clair : « nous ne changerons pas notre position et notre manière de répondre aux demandes des gouvernements ».

UN MOUVEMENT GÉNÉRALISÉ

La plupart des géants technologiques ont pris les mêmes engagements. « Nous ne divulguons pas les informations de nos clients en réponse aux demandes gouvernementales, à moins que nous ne soyons obligés à le faire pour nous conformer à une demande juridiquement valable et contraignante », est-il écrit sur le site d’Amazon. Microsoft avait suivi le même chemin en publiant six principes que doivent suivre les gouvernements, dans un billet publié sur son blog en septembre 2018. Parmi ces règles, on trouve le droit universel de notification, l’autorisation judiciaire préalable indépendante et présentation minimale requise, ou encore une notification claire des motifs de contestation.

Leur démarche est logique. Une étude produite par IBM, publiée en 2018, indiquait que 75 % des consommateurs n’achèteraient pas un produit s’ils ne sont pas assez confiants dans la protection de leurs données. Comment correctement vendre un service cloud lorsque les consommateurs n’ont aucune garantie que leurs données soient totalement protégées ? D’ailleurs, il n’est pas rare qu’un géant du numérique refuse de divulguer des données clients à des autorités judiciaires. Ce fut le cas de Microsoft avec le gouvernement américain, l’entreprise s’est opposée catégoriquement à la transmission d’informations contenues sur ses serveurs irlandais. Le Cloud Act, adopté par le Congrès américain le 8 mars 2018, a mis fin à ce litige.

L’usine digitale

Une note de service pointe la vulnérabilité la Maison-Blanche face aux cyberattaques

Une note de service s’alarmant de la vulnérabilité de la Maison-Blanche face aux cyberattaques a été révélée par nos confrères du site d’information Axios. Dimitrios Vastakis, signataire dudit document, accuse l’administration Trump de désosser le Bureau de la Sécurité des systèmes informatiques à coups de licenciements injustifiés.

« La Maison-Blanche se place une fois de plus elle-même dans une situation de vulnérabilité face à sa sécurité informatique », peut-on lire dans la note de service datée du 17 octobre 2019 écrite par Dimitrios Vastakis et mise en ligne par nos confrères du site d’information Axios. Le responsable du Bureau de la Sécurité des systèmes informatiques a profité de ce mémo interne pour y annoncer sa démission.

UNE DOUZAINE DE RESPONSABLES ÉVINCÉS

L’Ociso (Office of the Chief Information Security Officer) a été créée en octobre 2014 par Barack Obama, suite à une série de piratages informatiques. L’administration expliquait alors que des hackers russes auraient tenté de pénétrer les ordinateurs des employés du cabinet du président. Un porte-parole avait tout de suite rassuré, expliquant que ces événements ne les avaient pas empêchés de travailler.

Le coup d’envoi de ce désossement a été le placement de l’Ociso sous la responsabilité du Bureau de l’Information en juillet 2019. Une décision incompréhensible pour Dimitrios Vastakis qui rappelle qu’en quatre ans d’existence, son équipe a « significativement amélioré la sécurité du Presidential Information Technology Community et qu’il n’y a pas eu de nouvelle incursion majeure depuis que ce modèle a été mis en place ». Pas moins d’une douzaine de responsables ont quitté le service ou se sont fait licenciés.

LE « FAR WEST » ?

Une situation très dangereuse selon Dimitrios Vastakis. Ce délitement pose effectivement la question de la force de frappe qu’il reste à la Maison-Blanche en cas de cyberattaque. Le haut responsable va jusqu’à lister les étapes qui ont affaibli son ancien service : la réduction de la portée des missions, la révocation de l’accès aux bâtiments, la réduction de l’accès aux programmes et la suppression de postes stratégiques et tactiques. Pour Dimitrios Vastakis, ce plan vise à évincer l’Ociso des services administratifs du Bureau exécutif de la présidence.

La Maison-Blanche n’a pas immédiatement réagi à cette fuite de document. Axios a tout de même pu recueillir les propos d’un porte-parole de l’institution, qui admet que supprimer « une section entière qui est dédiée à lutter contre les menaces de cyberespionnage » serait problématique. « Si vous enlevez ça, c’est à nouveau le Far West ! »

L’Usine digitale

Droit voisin de la presse : Facebook ne rémunérera pas non plus pour les liens enrichis

Facebook fait part de son interprétation du droit voisin de la presse en France. Le résultat est grosso modo le même que pour Google. En test, un onglet Facebook News est progressivement déployé aux USA et pourrait ultérieurement concerner la France.

Des éditeurs de presse en France ont décidé de porter plainte contre Google auprès de l’Autorité de la concurrence pour abus de position dominante. Dans le collimateur, l’adaptation du moteur de recherche à la nouvelle législation créant un droit voisin pour la presse.

Par défaut, Google a fait le choix de ne pas afficher des liens enrichis pour des articles (avec aperçus des articles et petites images). Les éditeurs et agences de presse peuvent donner leur autorisation pour ces contenus enrichis, mais sans rémunération en contrepartie.

Du côté de Facebook, le réseau social fait aussi le choix de ne pas rémunérer pour les liens enrichis dans la mesure où ce sont les éditeurs de presse qui décident eux-mêmes de la publication sur sa plateforme et donnent de facto leur autorisation.

Pour ce qui est présenté comme  » une très petite part des contenus  » avec le partage des utilisateurs  » sans avoir reçu le consentement des éditeurs de presse « , Facebook écrit que les éditeurs de presse  » auront la possibilité de nous donner leur accord et de nous informer de leur volonté que ces liens soient affichés dans un format enrichi.  » Sinon, ce sera un lien avec un titre.

L’un dans l’autre, il est au final à retenir que Facebook ne veut pas non plus rémunérer la presse pour les liens ou formats enrichis.

Dans le même temps, Facebook précise qu’il discutera avec les éditeurs de presse pour  » créer un espace dédié aux actualités.  » Un onglet Facebook News qui fait aujourd’hui l’objet d’un lancement aux États-Unis dans le cadre d’un test.

Pour les débuts de ce test sur l’application mobile de Facebook, le déploiement sera progressif aux États-Unis et ne concernera que quelques utilisateurs avec des informations générales, thématiques, diverses et locales. Une partie mais pas tous les éditeurs partenaires recevront une rémunération.

Avec des options de personnalisation et de contrôle pour les utilisateurs, Facebook News fait appel à une sélection d’articles par une équipe spécialement formée en fonction de directives publiques et avec une  » indépendance éditoriale. « 

GNT

Facebook lance « Facebook News »

Le projet n’est pour l’instant mis en place qu’aux États-Unis, mais est déjà salué par plusieurs experts comme un pas important pour endiguer les « fake news ».

Accusé de propager la désinformation, Facebook a annoncé ce vendredi le lancement d’un fil d’actualités dédié au journalisme « de qualité », un projet pour l’instant limité aux États-Unis. Plusieurs experts saluent déjà cette initiative, considérée comme un pas important pour soutenir la presse et endiguer les « fake news ».

« Il est clair que le travail que vous faites tous, dans la presse et le journalisme, est essentiel pour la démocratie », a assuré Mark Zuckerberg, PDG du premier réseau social mondial, en présentant à New York ce fil « Facebook News », actuellement en test auprès d’un sous-groupe d’utilisateurs américains. « Les grands services internet ont la responsabilité de s’associer aux organes de presse pour instaurer des modèles viables à long terme pour financer ce travail important », a-t-il ajouté.

Facebook News sera le fruit d’une sélection alimentée par une équipe de journalistes professionnels « indépendants », suivant des principes visibles par tous, combinée à des algorithmes de « personnalisation ». Il sera distinct du flux d’informations que reçoivent les utilisateurs de Facebook via leur « news feed », sur lequel on trouve nombre d’informations non issues de médias professionnels, et inclura des articles d’organisations de presse partenaires.

Parmi ces partenaires, plus de 200 médias, dont le Wall Street Journal, le Washington Post, le New York Times, People, les chaînes ABC, CBS News ou Fox News, mais aussi le site Breitbart, proche de l’extrême-droite américaine. Facebook News vise à donner aux gens « davantage de contrôle sur les articles qu’ils voient et la possibilité d’explorer un éventail plus large de centres d’intérêt, directement via l’application Facebook », a affirmé le groupe californien.

Il « mettra en évidence les principales informations nationales de la journée », tout en mettant l’accent sur « le divertissement, la santé, l’économie, le sport », quatre thèmes dont les utilisateurs de Facebook se sont dits particulièrement friands. Certains partenaires, dont Breitbart, ne seront pas payés pour leur contenu, selon Mark Zuckerberg. Il n’a pas expliqué clairement comment les revenus de ceux qui seront rémunérés seraient calculés, soulignant simplement qu’il n’y avait pas de « formule unique ».

LEXPRESS.fr

Des organisations humanitaires de l’ONU sont la cible de cyberespionnage

Une campagne de spear phishing s’intéresse aux organisations humanitaires de l’ONU et tente de dérober les identifiants d’employés, y compris sur mobile.

Active depuis mars 2019 selon les chercheurs de Lookout Phishing AI, une campagne de phishing cible l’Organisation des Nations unies et divers de ses programmes humanitaires et organisations. Le but des attaquants est de dérober des identifiants de connexion (noms d’utilisateur et mots de passe).

Lookout cite l’exemple d’un site de phishing imitant fidèlement la page d’accès Office 365 pour les employés de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Si pour une douzaine de sites de phishing les certificats SSL ont expiré, six sont encore valides.

Le spécialiste de la cybersécurité pour les appareils mobiles souligne la présence d’un code JavaScript visant à détecter si la page est chargée sur un appareil mobile. Un enregistreur de frappes au clavier permet du cyberespionnage en temps réel, pas uniquement lorsque les identifiants ont été soumis.

 » Les navigateurs web mobiles aident également involontairement à masquer les URL de phishing en les tronquant, ce qui rend plus difficile pour les victimes de découvrir la supercherie « , écrit Lookout pour qui les attaques de phishing ont évolué et ciblent désormais les terminaux mobiles.

Pour l’hébergement de l’infrastructure de la campagne de cyberespionnage, il est fait mention par un chercheur de Lookout d’une entreprise basée en Malaisie qui assure l’anonymat avec des paiements en cryptomonnaies.

GMT